(Textes recueillis par Stéphane Brunengo-Girard)

LES WESTERNS AVEC CLINT EASTWOOD

Un "Blog" qui nous parle de Clint dans le Western. Très intéressant !

1- STAR IN DUST 1956 "TOM"
2- LA VRP DE CHOC 1956
3- POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS 1964
4- ET POUR Quelques DOLLARS DE PLUS 1965
5- LE BON LA BRUTE ET LE TRUAND 1966
6- PENDEZ LES HAUT ET COURT 1967
7- LA KERMESSE DE L OUEST 1969
8- SIERRA TORRIDE 1969
9- LES PROIES 1971
10- JOE KIDD 1972
11- L' HOMME DES HAUTES PLAINES 1973
12- JOSEY WALES 1976
13- PALE RIDER 1985
14- IMPITOYABLE 1992

LA NAISSANCE DE L'HOMME SANS NOM

C’est en 1956 que le jeune et beau Clinton Eastwood Jr fait ses débuts dans les westerns avec un rôle dans Star in Dust qui ne lui vaudra qu’une petite place dans le générique final.
Ayant compris depuis longtemps qu’il voulait briller à Hollywood, Clint Eastwood prend ce rôle très à cœur et fais preuve de beaucoup d’enthousiasme et de rigueur sur les plateaux.
Sérieux qui sera payant car en 1959, après quelques petits rôles, il entre dans la peau de Rowdy Yates pour 7 ans (série Rawhide).

Rowdy Yates
Rawhyde
Rowdy Yates
Rawhyde
Rowdy Yates
Rowdy Yates

Clint Eastwood a pour l'essentiel fait de son œuvre de metteur en scène le prolongement de sa carrière d'acteur. Il était donc naturel qu'il illustre comme auteur le genre du western qui lui a apporté la célébrité par le biais des trois films interprétés en Italie sous la direction de Sergio Leone, Per un pugno di dollari (Pour une poignée de dollars, 1964), Per qualche dollaro in più (Et pour quelques dollars de plus, 1965), et Il buono, il brutto, il cattivo (Le Bon, la brute et le truand, 1966). En revenant tourner à Hollywood, Eastwood ramène en fait avec lui non seulement son personnage de l'Homme sans nom, qu'il considère comme étant tout autant sa création que celle de Sergio Leone, mais aussi l'esthétique propre au western-spaghetti. Il faut savoir qu’au début, le rôle ne lui était pas destiné et qu’il avait à plusieurs reprises refusé de partir jouer en Italie. Quand on lui demanda de relire une dernière le script de Pour une poignée de dollars, Clint Eastwood était loin d’imaginer qu’à ce moment là sa vie allait basculer.

Le Bon, la brute et le truand, 1966
Le Bon, la brute et le truand, 1966
Le Bon, la brute et le truand, 1966
Le Bon, la brute et le truand, 1966
Le Bon, la brute et le truand, 1966
Le Bon, la brute et le truand, 1966
Le Bon, la brute et le truand, 1966
Le Bon, la brute et le truand, 1966
Le Bon, la brute et le truand, 1966
Le Bon, la brute et le truand, 1966

Mais pourquoi l’Italie ? Pourquoi ne pas profiter des grands espaces américains ? Cette question posée par Eastwood le fait se mettre en rapport avec un grand nom du cinéma : Don Siegel; un film produit et interprété par Eastwood comme Two Mules for Sister Sara (Sierra torride, 1970) apparaît ainsi comme le produit d'une hybridation manifeste entre le western américain classique (un sujet original de Budd Boetticher, écrit à la fin des années cinquante et que le réalisateur de Comanche Station voulait faire interpréter par John Wayne) et le western-spaghetti (le cynisme du personnage d'Eastwood, le détachement avec lequel il exerce la violence le placent dans le droit fil de l'Homme sans nom ; la latinité du film, situé au Mexique, évoque celle des westerns italiens ; la musique en est signée Ennio Morricone - Eastwood avait même proposé à Leone d'en assurer la mise en scène).

Sierra torride avec Don Siegel
Sierra torride
Sierra torride
Sierra torride