les principaux roles
de "flic" de clint eastwood
1
- SHERIF A NEW-YORK (UN) 1968
2 - INSPECTEUR HARRY (L') 1971
3 - MAGNUM
FORCE 1973
4 - CANARDEUR (LE) 1974
5 - INSPECTEUR
NE RENONCE JAMAIS (L') 1976
6 - EPREUVE
DE FORCE (L') 1977
7 - SUDDEN IMPACT
1983
8 - CORDE
RAIDE (LA) 1984
9 - HAUT
LES FLINGUES ! 1984
10 - DERNIERE
CIBLE (L'INSPECTEUR HARRY EST LA) 1988
11 - RELEVE (LA)
1990
12 - DANS LA
LIGNE DE MIRE 1993
13 - PLEINS
POUVOIRS (LES) 1996
14 - JUGE
COUPABLE 1999
15 - CREANCE
DE SANG 2002
Ange, démon, flic ou voyou, bien
ou mal... ou peut être un habile mélange de tout ça
?
Dans un premier temps, il dit défendre la morale d'un individualiste
forcené qui se débat comme il peut dans un monde où
le Bien et le Mal sont les deux facettes d'un même visage. De victime
devenue bourreau ( PALE RIDER ) à bourreau en quête de rachat
( JOSEY WALES ) son Cinéma est peuplé de personnages de la
sorte.
Puis voulant changer cette image, après une carrière dans
le western qui durera près de 15 ans, et dans un registre totalement
opposé, il endosse le costume de l’inspecteur Harry en 1971
où Don Siegel obtiendra l’oscar du meilleur film.
Avec ce rôle, Clint jette non pas un caillou dans la marre mais un
véritable rocher qui provoqua un ouragan dans la morale puritaine
américaine de l’époque.
Au début, l’opinion le traite de raciste, de flic aux méthodes
peu orthodoxes, voire de fasciste, alors que tout le monde reconnaît
désormais que sa peinture des USA était juste.
DIRTY
HARRY a provoqué
un tollé aux Etats-Unis car Don Siegel (bien aidé par l'icône
Eastwood pour le coup) s'est livré à une peinture sociologique
très réaliste de l'Amérique, alors en pleine crise
de démagogie. Bien que ce ne soit à la base qu'un polar, DIRTY
HARRY montre l'explosion de violence qu'est en train de connaître
le pays, avec l'apparition de tueurs en série, et le rôle croissant
des minorités qui se rebellent.
Plus qu’un série de films, c’est un véritable
message passé. Il a su jongler avec les rôles aussi bien qu’avec
son fameux magnum 44.
Mais alors, véritable flic ou pur voyou prétentieux et frustré
?
La polémique bat son plein. Tout le monde attend la moindre erreur
de ce flic qui, pensant que la justice ne fait pas son travail, intervient
à sa place évitant de longs procès coûteux aux
contribuables.
Tout d’abord L'intrigue de L’inspecteur Harry se base sur un
fait divers réel de la fin des années soixante : l'affaire
non résolue du Zodiac killer, dans laquelle un tueur embusqué
tirait sur des habitants de San Francisco (voir
anecdotes).
Il faut savoir qu’initialement, cette saga
de 5 films ( L'INSPECTEUR HARRY (1971), MAGNUM FORCE (1973), L' INSPECTEUR
NE RENONCE JAMAIS (1976), SUDDEN IMPACT (1983) et la derniere cible (1988))
devait être tournée à Seattle mais sous l’influence
ce Clint Eastwood, Don Siegel opta pour San Francisco.
Le personnage de
l'inspecteur Harry Callahan n'est pour le coup que l'instrument de la Police,
son incarnation physique sur le terrain. Il flingue, il tue la plupart du
temps sans sommation, car la Police est dépassée par les évènements.
Ce n'est pas un héros. C'est l'exemple même de l'anti-héros.
Ce qu'il fait n'est pas juste, bien au contraire. C'est condamnable (voilà
pourquoi il jette sa plaque d'inspecteur après avoir tué le
bad guy).
En fait, il apparaît comme la dernière possibilité pour
régler un problème rapidement.

On lui doit notamment la célèbre réplique
que Harry Callahan dit à un gangster noir se trouvant à terre
: "Je sais ce que tu penses. A-t-il tiré six balles ou seulement
cinq ? Eh bien, pour t'avouer la vérité, je ne m'en souviens
pas moi-même. Mais comme le Magnum 44 est l'arme de poing la plus puissante
au monde capable de te faire sauter la tête, tu dois te dire à
toi-même : est-ce mon jour de chance ? Alors, oui, voyou ?".
On retiendra le fameux : « Vas y, fais moi plaisir ! (go
ahead make my day !)».
En échange de ce petit texte, le scénariste aurait gagné
un shotgun Purdy pour sa collection d'armes personnelle.
Alors qu'on traitait Clint Eastwood de fasciste en 1971, on reconnaît
dorénavant les qualités visionnaires de DIRTY HARRY.

Mais puisqu'il
faut nuancer le propos, il faut noter également qu'à partir
de ce film, Clint Eastwood n'a cessé de maltraiter son image de flic
macho/facho.
C’était une façon pour lui de se sortir de ce rôle
« vengeur » qui a fait de lui « l’homme sans nom
», pour passer de l’autre côté de la barrière
avec une rôle d’homme tout aussi solitaire mais ce coup ci avec
un 44 dans les mains ou tout est possible
Dans
MAGNUM FORCE (scénario de Michaël
Cimino et John Milius ), Harry Callahan prend conscience - à travers
les exactions de ses jeunes collègues "nazis" - de l'inanité
du système qu'il défendait jusqu'à présent.
Les politiques défendent les "brigades de la Mort". Il
n'y a plus de Justice. |
|
|
Dans
l'épisode suivant : L'INSPECTEUR NE RENONCE JAMAIS, il est chargé
de faire l'apprentissage de son nouveau partenaire : une femme (un comble
pour Callahan), et écorne son image de macho.
Il commence ce volet pour 2 raisons :
1) Il accepte le film car il sait que le dernier film « L’inspecteur
Harry est la dernière cible » lui offrira 2 portes de sortie
a) en finir avec cette image violente, car Clint n’aime
plus passer pour un homme sans cœur.
b) car le cachet, plus les accords passés lui permettront
de financer une de ses grandes passions : le Jazz avec « Bird »
en 1988.
2) on lui a donné beaucoup de facilités pour agir dans le script
pour être désormais perçu comme un dinosaure, sorti tout
droit d'une autre époque ( celle d'avant l'Administration telle qu'on
la connaît ).

|