par Daniel Clermont
Quelques photos de la bataille la plus terrible du Pacifique
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petite vidéo <<
Voir le film
en N/B d'époque
Ceci n'est pas la photo "officielle" de J. Rosenthal, mais la reconstitution
filmée par Clint dans "Mémoires de nos Pères"
| Le matin du 19 février 1945,
30 000 soldats du 5e corps amphibie (commandé par le général
Harris Schmidt) de la 5e flotte de l'amiral Spruance débarquèrent
sur l'île. Le débarquement fut ardue, la garnison de défense
japonaise comptait 22 000 hommes qui se battirent de toutes leurs forces.
Après avoir subit de lourdes pertes, les Marines réussirent
à prendre le premier aérodrome. Lors de leurs contre-attaques, les Japonais parvinrent à détruire la moitié des blindés américains. Le 23 février, le drapeau américain flottait sur le mont Suribachi. Le second aérodrome tomba aux mains des américains le 25 février après des combats extrêmement difficiles contre des soldats japonais prêt à se suicider. Le troisième terrain d'aviation fut prit le 2 mars 1945, les américains contrôlaient maintenant les 2/3 de l'île. L'île fut prise le 15 mars, mais les Marines durent affronter des poches de résistance japonaises jusqu'à la fin du mois. Les bombardier avaient maintenant un poste avancé d'où décoller. Les officiers Japonais, imprégnés par la ferveur quasi-religieuse du code Bushido, croyaient que la reddition serait un déshonneur et ils ont été obligés de mourir pour défendre l’île. Ce n’était pas la même chose du côté des Américains. Comme Eastwood l’explique : « Ils savaient qu’ils allaient souffrir mais nous ne pouvez pas dire d’un Américain qu’il est prêt à mourir. Il travaillera dur pour que le travail soit fait, il travaillera également dur pour rester vivant et pour protéger ses compagnons d’armes. Comme le scénario de Haggis le met en évidence, les Américains ont combattu pour leur pays mais il sont morts pour leurs amis, pour l’homme devant eux et l’homme à côté d’eux ». |
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Plan de l'Ile d'Iwo Jima. En bas à gauche sur la carte, le Mont Suribashi.
Si vous souhaitez télécharger la carte détaillée avec les données militaires, cliquez ici |
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Lettre du Marine's, Sgt. Lou Lowery, auteur de plusieurs des photos de cette page |
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Aterrissage de la 5eme Division de Marine's sur Iwo Jima Le Mont Suribachi est dans le fond - 19 février 1945 photo prise et signée par le Marine's, Sgt. Lou Lowery |
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6 821 Marine's périront dans cette terrible opération ! photo prise et signée par le Marine's, Sgt. Lou Lowery |
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Des Marine's regardent dans le cratère du mont Suribachi |
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Les Marine's de la "Easy Company", sous le feu des Japonais, portent le drapeau américain vers le sommet du mont Suribachi sur l'île d'Iwo Jima - le 23 fév. 1945 photo prise et signée par le Marine's, Sgt. Lou Lowery |
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Mise en place du premier drapeau américain sur le sommet du Mont Suribachi - 23 fév. 1945 photo prise et signée par le Marine's, Sgt. Lou Lowery |
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On voit ici les Marines qui ont planté le "premier" drapeau (le plus petit). En effet, sa taille n'a rien à voir avec celle du "second" drapeau ! |
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Les Marines de la 5ème Division ramassent le « premier » drapeau américain pendant que « en second plan» on voit le grand drapeau planté dans le fond. photo prise par le Marine's Bob Campbell |
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Arthur Reynolds aidant Bert Rutan. Plus de marines des USA ont gagné la médaille de l'honneur
sur Iwo Jima que dans n'importe quelle autre bataille de l'histoire des USA. |
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Le "sable noir" (Black Sand) des plages d'Iwo Jima... |
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La première lettre envoyée par le Capt. Dave Severance chez lui. Le Capt. Dave Severance commandait les hommes qui ont dressé le drapeau sur le Mont Suribachi... |
| Autres liens intéressants | http://www.jacklummus.com/Files/Files_C/cmh_27_iwojima.htm http://hsgm.free.fr/okinawaphotos.htm http://www.worldwar2database.com/cgi-bin/slideviewer.cgi?list=iwojima.slides |
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Ces quelques captures
d'écran sont extraites de la vidéo visible sur le site Military.com Ceci dit, les américains avaient donc prévu de la pellicule couleur pour filmer cet évènement ? Et ils avaient aussi la logistique nécessaire pour exploiter cette pellicule (envoi, traitement, développement, etc..)... On retrouve sur cet extrait un certain "parallèle" avec les premières images du "teaser" de Flags of our Fathers / Letters from Iwo Jima... DE DRAPEAUX À MÉMOIRES…de J.P. Godard Le titre anglais du prochain film d'Eastwood est déjà intriguant " Flags of our fathers", les drapeaux de nos père en français. Pourquoi le "s" à flag ? Nous avons la réponse dans les documents d'archives. Il y a bien eu pose de deux drapeaux américains au sommet d'Iwo Jima . L'histoire officielle n'en a gardé qu'un dans la célèbre photo "mise en scène" devenue une icône majeure en Amérique. Clint a-t-il dévoilé la chose ? On voit aussi sur d'autres clichés du film les 6 héros visiblement manipulés par la propagande après le terrible massacre et la publication de l'image emblématique. Eastwood le révolté n'a sans doute pas fait un film ultra patriotique tout en rendant hommage aux disparus. Souvenons-nous du "Maître de guerre" qui n'était pas tendre avec la guerre du Vietnam et la pantalonnade du débarquement aux Grenadines. L'affiche, qui plus est, ne montre pas un ciel bleu radieux du Pacifique, mais une nuée noire, inquiétante , apocalyptique, dans le style cher à Spielberg , le producteur, comme dans " La Guerre des Mondes". Le titre français , à image identique, est donc officiel c'est : "Memoires de nos peres" . Mémoires avec un s( comme pour « flags »). Cette traduction est pour le moins curieuse. Pourquoi mémoires au lieu de drapeaux ? Pourquoi un pluriel ? Tentons quelques hypothèses. La mémoire, le "devoir" de mémoire est un concept important en France, hors nationalisme excessif à l'américaine. Notre drapeau, s'il est respecté, n'est pas fétichisé comme aux USA où l'on chante l'hymne national le tenant dans une main , debout , l'autre main sur le cœur à chaque manifestation y compris les matchs de foot ou les rodéos… Attendons la fin octobre. Plus qu'un mois à attendre. Courage boys ! FLASH BACK SUR IWO JIMAde J.P. Godard Le premier film sur la bataille d'Iwo Jima fut réalisé « à chaud » en 1945. Il s'agit d'un documentaire de 47 minutes «To the shores of Iwo Jima» («Vers les côtes d'Iwo Jima» in french). Bradley dont le livre a inspiré Clint Eastwood fait un témoignage dans cette courte bande. Le film est en couleurs. Il faut savoir que 4 caméramans ont été tués, et onze seront blessés pendant l'attaque. Ce qui sous-entend bien que l'armée américaine avait prévu une «couverture» médiatique majeure de cet horrible combat… Ce documentaire eut une nomination dans sa catégorie aux Oscars de 46, mais sans aucune récompense. En 1949, c'est plus «à froid» un long métrage de fiction, «Sands of Iwo Jima» (Les sables d'Iwo Jima ), film en noir et blanc d'Allan Dwan avec en vedettes John Wayne et John Agar , deux acteurs fétiches de John Ford, surtout dans les westerns du maître. Il faut attendre 2001 pour que le sujet revienne sur les écrans TV, cette fois, avec un autre documentaire de 94 minutes : «Heroes of Iwo Jima » (pas besoin de traduction !). Produit et réalisé par Lauren Lexton, ce docu mélange noir et blanc et couleurs et est commenté par Gene Hackman. Tout ceci en attendant Clint… Dans l'excellent film « Thank you for smoking « , le plan -montage ,très court, en noir et blanc où John Wayne se fait tirer dessus ( par une balle perdue !) après avoir accepté une cigarette, est « tiré » de ce film. LES SIX D'IWO JIMA Voici un bref "historique sur les six soldats qui, le 23 février 1945, ont hissé le fameux drapeau sujet de tant de controverses sur le Mont Suribachi.
Ira Hayes était un Indien Pima. Quand il est enrôlé dans les corps des Marine's, il n'était pratiquement jamais sorti de sa réserve. Son chef lui a dit d'être « un guerrier honorable » et d'apporter l'honneur sur sa famille.
Ira était un soldat de marine consacré. Tranquille et fier, il a été admiré par ses camarades qui ont combattu à ses côtés dans trois batailles du Pacifique. Quand Ira apprend que le Président Roosevelt souhaite que lui et les autres survivants reviennent aux USA pour collecter l'argent dans le "7th Bond Tour", il est horrifié. Pour lui, les héros d'Iwo Jima, ceux méritant les honneurs, sont ses « bons copains » morts là-bas.
À la Maison Blanche, le Président Truman dit à Ira, « vous êtes un héros américain. » Mais Ira n'a pas ressenti de fierté. Comme il l'a déploré plus tard : « comment ai-je osé me sentir comme un héros quand seulement cinq hommes de mon peloton sur 45 ont survécu, quand seulement 27 hommes de ma compagnie sur 250 sont parvenus à échapper à la mort ou à des blessures ? ». La "tournée" était une épreuve pour Ira. Il ne pourra pas comprendre ou accepter l'adulation… A ce sujet, J.P. Godard nous dit : La question se pose : Ira Hayes ne serait-il pas en fait le personnage principal du film d'Eastwood ? En effet l'Indien représente le passé peu glorieux de l'histoire des USA : un génocide. Son comportement tranche avec celui de ses camarades : il est le seul à disjoncter et à se révolter. On le comprend. « Mémoires de nos pères » n'est donc pas seulement l'histoire des soldats disparus, mai aussi celle de la nation indienne, les natives massacrés , déportés et parqués dans de pitoyables réserves. Mais laissons la parole à Peter Lafarge musicien sénéca (communauté Mohawk), auteur de la chanson "The Ballad Of Ira Hayes", reprise par Bob Dylan etJohnny Cash (voir plus bas),sur cet homme mort à 32 ans :
Oyez bonnes gens, je vais vous raconter l'histoire Vous pouvez l'appeler ivrogne, il ne répondra plus Ils ont commencé à gravir la montagne Ivo Jima, 250 hommes Ira revint en héros, fêté dans tout le pays Vous pouvez l'appeler ivrogne, il ne répondra plus Il est mort ivre, un matin, à l'aube, tout seul dans le pays (Traduit de l'américain par Richard Lees) Johnny Cash aussi a repris cette "ballade" sur Ira Hayes en 1964:
The Ballad Of Ira Hayes
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