Un jour de forte tempête dans l'Oklahoma,
Red Stovall, chanteur de Country, débarque ivre mort
chez sa soeur. Sa vie de musicien itinérant fascine son
jeune neveu, Whit, qui part avec lui pour Nashville où
Red doit passer une audition dans un club célèbre.
Au fil des étapes dans les "honkytonk", ces
bars miteux de l'Amérique profonde, des péripéties
et des rencontres se noeunt entre le chanteur condamné
par la maladie et le jeune garçon qui rêve de marcher
sur les traces de cet oncle farouchement indépendant.
Red sera le père spirituel de Whit, l'initiant à
la musique mais aussi aux plaisirs de la vie. Whit, lui, sera
le fils que Red n'a jamais eu et qui veillera sur lui jusqu'à
la fin.
Clint confirme là son attachement
aux personnages de marginaux bourrus mais sympas. On retrouve
dans ce film une dimension autobiographique et c'est la première
fois qu'il fait allusion à la période de son enfance
puisqu'il est né en 1930, en pleine dépression.
Il a connu la pauvreté et la vie errante dans les régions
où se déroule le film.
On ne peut regarder ce film sans penser au magnifique "Les
raisins de la colère" de Jhon Ford. Clint montre
le même attachement à décrire les individus,
balayés par la crise et à qui, comme dans le mythe
de Pandore, il ne reste plus qu'un maigre espoir pour vivre.
Il renoue là avec un pan de l'inspiration du cinéma
américain auquel la loi du commerce a depuis longtemps
donné son congé !
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