Lago, une petite ville-frontière
du Sud-Ouest américain. Un étranger, tout vêtu
de noir, y fait son entrée. Chacun se demande qui il
est. Trois jeunes cow-boys le provoquent aussitôt. Il
les abat tous les trois en un tour de main. Les villageois lui
demandent alors de défendre leur ville contre trois hors-la-loi
qui ont juré de la mettre à feu et à sang.
Ils ont purgé une peine de prison par leur faute ! L'étranger
accepte et fait alors régner sa propre loi sur Lago il
devient un tyran, mais dénonce l'hypocrisie et le conformisme
social et moral des villageois. Il nomme shérif le nain
Mordecai, puis ordonne aux habitants de peindre leur ville en
rouge et la rebaptise " enfer". L'étranger
est obsédé par un rêve dans lequel trois
hommes fouettent à mort un autre homme. L'étranger
réquisitionne l'hôtel de ville, prend ses aises,
puis ordonne qu'un banquet soit préparé dans les
rues de la ville. Il part. Les trois ex-forçats entrent
en ville, déjouent l'embuscade prévue et terrorisent
les habitants. L'étranger réapparaît dans
le village en flammes, la nuit : le premier hors-la-loi est
fouetté à mort le second pendu et le troisième
abattu. Le lendemain, l'étranger s'en va; il était
le frère du précédent shérif, Jim
Dunan, fouetté à mort par les trois hors-la-loi,
sous les yeux de la communauté qui n'est pas intervenue.
C'est le troisième film réalisé
par Clint Eastwood, cet acteur révélé et
lancé par la trilogie de Sergio Leone : POUR UNE POIGNÉE
DE DOLLARS; ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS; LE BON, LA BRUTE
ET LE TRUAND. Devenu acteur de premier plan et milliardaire,
il fonde en 1968 sa propre maison de production " Malpaso
" et se lance également dans la réalisation.
Il alterne westerns et policiers, très influencé
par Leone et par Don Siegel (avec lequel il tourna quatre films)
Son personnage, l'étranger arrivant de nulle part et
s'en repartant pour ailleurs, ressort directement de la mythologie
des westerns-paëlla (tournés en Espagne) ou des
westerns-spaghetti (tournés en Italie), comme l'on voudra
! Dans ce rôle de l'Ange Exterminateur, qui n'exclut pas
un certain humour noir, Eastwood satisfait à plaisir
sa mysoginie, son narcissisme et sa mégalomanie avec
une violence sadique, soigneusement calculée par son
scénariste, Ernest Tidyman !
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